Zodiaqueplanete-et-signe-astrologique

Chacun des 12 signes du zodiaque est sous l’influence des planètes du système solaire. Ces planètes sont baptisées des noms de ces dieux de l’Antiquité qui ont fait résonner l’Olympe de leurs exploits… mais surtout de leurs mésaventures. C’est donc un héritage d’excentricités parfois bien lourd à gérer qui oriente les caractéristiques de chaque signe. Pas de doute, les dieux sont bien tombés sur la tête !

À chaque signe sa planète !

  • Bélier : Mars
  • Taureau : Vénus
  • Gémeaux : Mercure
  • Cancer : Lune (Diane)
  • Lion : Soleil (Apollon)
  • Vierge : Mercure
  • Balance : Vénus
  • Scorpion : Pluton
  • Sagittaire : Jupiter
  • Capricorne : Saturne
  • Verseau : Uranus
  • Poissons : Neptune
Uranus-et-Verseau

URANUS

Tout commence avec Uranus, le plus ancien des Dieux, qui a surtout légué aux Verseau, son goût immodéré pour les innovations et les idées d’avant-garde. Il eut, entre autres, l’idée géniale d’inculquer les bonnes manières aux pauvres malappris que nous étions dans des temps vertigineusement anciens. Ainsi apparut le premier peuple civilisé. Merci à Uranus !

Uranus personnifiait le ciel et se glorifia d’un coup de foudre pour la terre, seule maîtresse qui fut digne (et surtout capable) de recevoir ses très vastes hommages célestes… C’est depuis ce jour que le ciel « couvre » la terre (et que les Verseau ne savent plus s’arrêter de tomber amoureux !).

Saturne-et Capricorne

SATURNE

Saturne, fils d’Uranus, fut un dieu cruel, essentiellement préoccupé de ses propres intérêts et obsédé par l’idée que l’un de ses fils le détrônerait. En froid calculateur, il ne trouva rien de mieux à faire que de dévorer sa progéniture pour rester le seul maître incontesté !

Jupiter, Neptune et Pluton (quelques-uns de ses enfants…) furent sauvés in extrémis des crocs de Saturne par leur mère, qui fit dévorer à leur place des pierres emmaillotées comme des nourrissons. Il se pourrait bien que les Capricorne se soient transmis, au cours des âges, ce virus du conservateur trop soupçonneux, calculateur et opiniâtre. En tout état de cause, ces êtres ambitieux, patients et déterminés (les Capricorne…) sont encore traumatisés par l’image symbolique de la puissance « dévorante » du temps dans sa marche implacable.

Jupiter-et-sagittaire

JUPITER

Caché sur l’ile de Crête, Jupiter fut élevé gloutonnement par la chèvre Amalthée, une « opulente nourrice aux succulentes mamelles ». Il fut adopté par une population locale très excitée, dont les festivités permanentes consistaient à sauter, courir et gambader en frappant joyeusement sur des boucliers. (Les Sagittaire ont aisément transformé cet optimisme endiablé en une tendance aux excès tous azimuts, dont la gourmandise qui reste l’un de leurs plus vilains défauts).

Sevré de ses plantureux festins en même temps que d’un joyeux vacarme étourdissant, Jupiter dut, à contrecœur, reprendre en marche sa destinée de « dieu des dieux » et épouser Junon, une aventurière ambitieuse qui ne rêvait que d’abus de pouvoir… Il frôla la déprime devant la froideur de l’existence céleste : il ne s’habituait ni à voir tous les jours les mêmes têtes de dieux, ni à subir au quotidien les remontrances de l’irritable Junon.

Délaissant volontiers ses responsabilités, il fugua (en célibataire) sur la Terre pour élargir ses horizons (c’est-à-dire voyager et draguer les beautés mortelles). Le concept du Club Med était né ! (Les Sagittaire sont de grands voyageurs et d’incorrigibles indépendants que les tracasseries conjugales transforment sans tarder en coureurs invétérés !).

Neptune-et-Poissons

NEPTUNE

Neptune s’est vu attribué le vaste empire des mers. Amèrement vexé de n’exercer son pouvoir qu’en eaux troubles, il se perdit dans de confuses conspirations contre Jupiter et fut chassé du ciel… Également malheureux dans ses amours, il ne cessait de changer en vain d’apparence pour parvenir à ses fins.

Las de ses innombrables échecs, Neptune finit par se résigner à son règne aquatique mais demeura néanmoins l’unique propriétaire de l’Atlantide, cette île mystérieuse aux trésors culturels et spirituels prodigieusement avancés. (De Neptune, l’éternel déshérité, les Poissons conservent quelques difficultés à s’imposer, des facultés à louvoyer et à se sentir caméléon dans l’âme… Leurs richesses intérieures sont incomparables, telles celles de l’Atlantide : immenses et mystérieuses.)

Pluton-et-Scorpion

PLUTON

Pluton, fils de Saturne et dernier des frères rescapés, reçut les enfers en héritage, ce qui lui mit de sérieux bâtons dans les roues pour ses entreprises de séduction. Sa réputation « infernale », son aspect et une terrifiante odeur diabolique faisait fuir les déesses. Aussi se mit-il en chasse de naïves mortelles… Et c’est en se parant de l’étrange fascination d’un narcisse à l’éclat somptueux qu’il enleva la jeune Proserpine.

 Impitoyable Dieu des enfers, il rejetait tous les dossiers de candidature au retour parmi les vivants et personne n’osait l’interpeller de peur d’exciter sa colère. Depuis ces temps, les morts se taisent et leur taux d’émigration a été réduit à néant… (Les Scorpion assument aujourd’hui cette terrible réputation de personnages excitables, aux réactions potentiellement violentes. L’acharnement obsessionnel de Pluton dans ses affaires amoureuses se traduit chez les Scorpion par un pouvoir de séduction aussi fascinant que diabolique, très proche d’un appel irrésistible aux plaisirs défendus…).

Mercure-Vierge-Gemeaux

MERCURE

Mercure fut le plus précoce et le plus fûté des Dieux de l’Olympe. Digne progéniture de Jupiter, il fut aussi la « matière grise » faite dieu et la malice dans toute sa splendeur ! Turbulent dès son plus jeune âge, il ne cessa jamais de commettre des larcins pour tester son habileté, d’abuser de stratagèmes pour duper les uns et les autres et de marchander malicieusement ses punitions au mieux de ses intérêts. (La vivacité des Gémeaux et leurs penchants espiègles sont les sympathiques attributs légués par Mercure. Eternellement sur le qui-vive, curieux de tout, à l’écoute de l’air du temps, les Gémeaux savent mieux que quiconque saisir les occasions, parler utile, manipuler judicieusement et faire fonctionner leurs neurones.).

Mercure déroba une centaine de génisses à Apollon et leur fit traverser la Grèce, sans jamais se faire prendre : il avait attaché une branche à la queue de chacun des animaux afin d’effacer leurs traces… Ce même Mercure confectionna aussi la première lyre, avec une coquille de tortue et des cordes fabriquées à partir d’intestins de bœuf… (Les Vierges ont hérité de son intelligence, de son sens pratique et de ses facultés d’organisation.)

Mars-et-Belier

MARS

Un autre fils de Jupiter est Mars, le dieu de la guerre. Doté d’une force brutale, il fut malheureusement plus impulsif que vraiment intelligent et ses propres armes ne cessaient de se retourner contre lui. Jupiter n’en pouvait plus de stopper à coups de foudre divine ses expéditions vengeresses insensées. Dans ses moments de calme relatif, Mars était en revanche considéré comme un meneur d’élite, éternellement enthousiaste et dynamique. (Les Bélier rassemblent la plupart des caractéristiques de leur maître-dieu, l’intelligence en plus ! Ne serait-ce que pour s’être attribués ces cornes, remarquables airbags avant l’heure !)

Venus-Taureau-et Balance

VENUS

Vénus, sœur de Mars et déesse de l’Amour, est cette exquise créature seulement revêtue d’éclatante beauté et d’un instinct volage qui mit le ciel sur des charbons ardents. Contrainte d’épouser Vulcain le Boîteux, dieu du feu, elle déchaina la concupiscence et la jalousie de ses innombrables courtisans en accordant la faveur de quelques « causeries tendres » à certains d’entre eux…  Répudiée par Vulcain pour cause de légèreté, Vénus, toujours pimpante et court vêtue, alla promener ailleurs ses instincts d’allumeuse… C’est le bel Adonis qui profita des charmes de cette amoureuse trop gourmande et tellement exclusive qu’elle refusa même de le partager avec la mort. (Les Balance, comme les Taureaux, sont marqués par le sceau d’un charme sensuel très prononcé, d’une harmonie prodigieuse des traits ou simplement d’une élégance innée. Le besoin de plaire est davantage l’apanage des Balance, tandis que les Taureau gâchent trop souvent tout ou partie de leurs plaisirs amoureux en soupçons et jalousie maladive.)

Apollon-et-Lion

APOLLON

Apollon et Diane sont ces jumeaux illégitimes, nés de Jupiter, qui se sont appropriés la maîtrise du Soleil et de la lune. Apollon, dieu du Soleil, fut à peine « sorti de la cuisse de Jupiter », qu’il choisit, comme principale occupation, de gagner l’admiration des bergers et bergères. Il accumula ainsi toutes sortes de prouesses, simagrées et autres pitreries et réussit à se faire aduler pour cette généreuse présence et sa force de vie communicative.

Sensible à la beauté, comme à la musique et à la poésie, il fonda avec neuf des plus belles nymphes une « compagnie d’artistes associés » et lança du même coup la mode éternelle des célèbres ruses inspiratrices. (Les lion, dont l’ambition première est d’être de véritables « soleils » ambulants, passent aussi beaucoup de temps à vouloir épater la galerie. L’art est aussi rarement indifférent à ces esthètes passionnés de beauté.)

Cancer-Lune-Diane

DIANE

Diane, personnification de la lune, fut la plus capricieuse des déesses. Charmante et convoitée par la gent masculine de la terre comme du ciel, elle choisit pourtant, par pur esprit de contradiction, de ne se livrer à son sport favori (la chasse) qu’en compagnie de vigoureuses compagnes. Susceptible et rancunière, Diane transforma en cerf un malheureux chasseur qui l’avait surprise au bain. Il fut dévoré par ses propres chiens !

 Quand elle ne chasse plus, ses seuls plaisirs sont la solitude, les rêveries romantiques à des amours merveilleuses mais platoniques et la compagnie de son frère jumeau, Apollon, sa seule vraie famille. (Les Cancer, fortement influencés par ces comportements lunaires, vivent des amours pleines d’émotions mais pas toujours très réalistes et dépendent trop souvent de l’affection qu’ils portent à tout ce qui leur tient de famille. Les caprices et tout genre de comportements facétieux sont souvent les moyens détournés qu’ils utilisent pour exprimer un caractère très accrocheur.)

Diane BOCCADOR